Voitures
de Sport
Anecdote d'un pilote qui
participait aux 24 Heures du Mans dans les années cinquante : Chaque
année, les retards pris dans la préparation de l'auto étaient
tels que nous devions la roder en partant par la route depuis l'Angleterre
et arriver quelques heures avant le début de l'épreuve mancelle
Replaçons nous dans le contexte des courses d'endurance qui se déroulaient
dans les années 50 : à peine sorti de l'après guerre,
le sport automobile allait s'organiser avec...les moyens disponibles !
Les pilotes amateurs sont les premiers à se manifester, à l'image
des courses dans les années 30. Les voitures ont évolué,
toutefois. On ne parle pas encore d'aérodynamique, mais on souhaite
néanmoins disposer de carrosseries "profilées".
Il suffit de considérer la révolution qui vient de se produire
en l'espace de 10 ans; elle est d'autant plus observable que l'essentiel se
passe "à l'extérieur". Les phares se sont définitivement
intégrés à la carrosserie, laquelle est beaucoup plus
fluide, et les premières dérives apparaissent.
Les
bonnes habitude d'antan ont-elles pour autant disparues ? Nombre de participants
aux 24 Heures du Mans - épreuve phare de l'endurance - s'engagent
à titre privé au volant de Lotus, Cooper Tojeiro ou Bristol,
à côté des écuries officielles Jaguar, Ferrari
ou Aston Martin. Tandis que les "pros" commencent à se
structurer, la plupart des amateurs font appel au "système D"
et ... à la bande de copains. D'où les rodages depuis Londres,
voitures terminées dans une ferme de la Sarthe, et pannes à
répétitions durant les essais.